Maladie ancestrale décrite depuis Hippocrate, la goutte reste mal prise en charge malgré la disponibilité de traitements hypouricémiants (THU) très efficaces et des recommandations nationales et internationales simples à appliquer. Initier à faible dose puis adapter progressivement et régulièrement jusqu’à obtenir l’uricémie cible, inférieure à 300 µmol/L, le THU permet la guérison de la maladie chez tous les patients observants.
Goutte : « des données récentes incitent à modifier nos stratégies thérapeutiques ».
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Au cours de ces dernières années, les connaissances sur la physiopathologie des crises et leurs conséquences systémiques, ainsi que sur la cinétique de dissolution des dépôts, ont beaucoup progressé. Ces nouvelles données plaident pour une utilisation préférentielle et prolongée de la colchicine en traitement de crise et pour des objectifs cibles d’uricémie plus stricts en début de traitement hypouricémiant. Sur le plan fondamental, des travaux récents ouvrent des perspectives thérapeutiques pour la prise en charge des crises de goutte, comme l’explique le Pr Hang Korng Ea (Hôpital Lariboisière, AP-HP)
Crédit photo : marc lavaud
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