Sexualité après 80 ans : du tabou à l’indicateur clinique

Publié le 08/06/2026

La sexualité après 80 ans n’est ni marginale ni anecdotique, mais un indicateur direct de qualité de vie. Une plainte dans ce domaine peut aussi être un signal clinique de vulnérabilité cardio-métabolique, thymique ou relationnelle sous-jacente. Tout l’enjeu est de ne pas confondre sénescence, pathologie ou iatrogénie. Dans ce champ largement imprégné par l’âgisme et le silence médical, les freins restent déterminants mais modifiables.

Crédit photo : BURGER/PHANIE

Au cœur d’une réflexion clinique autant qu’éthique portée par la Société française de gériatrie et gérontologie (SFGG), la sexualité après 80 ans reste une dimension de la vie intime encore peu explorée en gériatrie. En cause notamment, un tabou persistant, « bien que celui-ci tende à s’atténuer avec les baby-boomers vieillissants, chez lesquels la parole se libère davantage », constate la gériatre Isabelle Bereder (CHU de Nice). La sexualité est une composante du « bien vieillir ». Une activité sexuelle tardive peut rester présente, satisfaisante et désirée.

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