Lorsqu’un fumeur s’arrête, les symptômes du sevrage à la nicotine sont gérés par un groupe très spécifique de neurones, localisés dans une région très précise du cerveau, le noyau intrapédonculaire, observent un groupe de chercheurs de la « Massachusetts Medical School », qui publient leurs résultats expérimentaux dans « Current Biology ». Ils estiment qu’un traitement dirigé vers ce groupe de neurones pourrait aider au sevrage.
Chez les non-dépendants
L’induction de symptômes de sevrage active des neurones GABAergiques de cette région. Puis, en l’activant artificiellement (par la lumière), les animaux ont un comportement similaire à celui du sevrage nicotinique, même chez ceux qui ne sont pas dépendants.
De fait, le noyau interpédonculaire reçoit des connexions venant de régions impliquées dans l’usage de la nicotine et dans l’anxiété.
« Le noyau interpédonculaire est aussi riche en récepteurs à l’acétylcholine, qui sont les cibles moléculaires de la nicotine », observent les chercheurs. En activant ces récepteurs, on peut réduire l’activité GABAergique.
Les altérations des gènes observées dans le noyau interpédonculaire sous la dépendance de la nicotine existent également lors de la dépendance à l’alcool et aux drogues.
CCAM technique, la « nébuleuse » ? Les syndicats médicaux restent réservés sur la grande révision en cours
Dr Vincent Pradeau (Avenir Spé) : « Les spécialistes libéraux sont mobilisés et remontés comme jamais ! »
Le pilotage de précision des grossesses sous immunosuppresseurs
Sarcoïdose : souvent thoracique, mais pas que