Tous les moyens sont bons pour attirer les médecins dans les communes en voie de désertification. À Caux, dans l’Hérault, une pharmacienne fait passer le message directement sur la croix lumineuse de son officine. « 2 600 habitants sans médecin… Caux se meurt » défile tous les jours depuis près d’un mois au-dessus de la pharmacie. Un message un peu alarmiste, mais « les gens sont contents de voir qu’on prend des initiatives, même si, pour l’instant cela n’a rien donné », confie au « Quotidien » la propriétaire de la pharmacie Faugères.
Mi-avril, le dernier généraliste en place partira à la retraite. Deux praticiens ont déjà quitté le village depuis l’année dernière. Les habitants devront se déplacer à 6 km pour consulter. Les recherches de nouveaux médecins, prêts à s’installer ont débuté il y a plus d’un an. « La mairie, les médecins, les associations, tout le monde s’y est mis », explique la pharmacienne. En vain.
Les médecins belges sollicités
Le sujet a régulièrement été abordé ces derniers mois lors des conseils municipaux. Le maire de la commune dit avoir rencontré les doyens de la faculté de médecine de Montpellier. Des associations de médecins de Belgique devaient également être contactées et une demande a été formulée auprès de l’Ordre des médecins de Belgique.
La mairie étudie également la possibilité de construire une maison médicale et de salarier des médecins. « Pour l’instant, ce n’est pas très concret », confie la pharmacienne, un peu sceptique. Située à 30 minutes de Béziers, à 1 heure de Montpellier, la commune ne manque pas d’atouts. « On est quand pas au bout du monde. On a la mer, la montagne à proximité, des autoroutes… », se réjouit Danièle Faugères.
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