Faut-il préparer les hôpitaux français – et plus largement le système sanitaire – à la guerre sur le sol européen ? C’est en tout cas la volonté du gouvernement, qui se traduit dans une instruction détaillée du ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles, adressée aux DG des agences régionales de santé (ARS) le 18 juillet dernier, les invitant à se préparer d’ici à mars 2026 à une « hypothèse d’engagement majeur ».
Les hôpitaux français doivent anticiper le risque de guerre sur le sol européen, assume le ministère de la Santé
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Révélée par « Le Canard enchaîné », une instruction du ministère de la Santé a été adressée en juillet aux DG des ARS, leur demandant d’anticiper d’ici à mars 2026 une réorganisation de l’offre de soins en cas d’« engagement majeur », par exemple de conflit de haute intensité. Catherine Vautrin explique que ces travaux d’anticipation, qui supposent une étroite coordination civilo-militaire, sont nécessaires face aux risques actuels.
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