C’EST LA PUBLICATION des statistiques relatives à la garde à vue qui a mis le feu aux poudres : environ 900 000 par an, ce qui semble indiquer que n’importe quel citoyen, même parmi les plus honorables, a une bonne chance dans sa vie de tomber dans le filet (et de passer un très mauvais moment, sans rapport avec son degré de culpabilité). La garde à vue fait bon marché de la présomption d’innocence. On peut être fouillé, déshabillé, jeté pendant deux jours dans une cellule nauséabonde en compagnie de délinquants ou d’alcooliques, sur de simples soupçons.
La réforme de la garde à vue
Entre sécurité et équité
Publié le 10/09/2010
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