Le nouveau bulletin de Santé publique France sur les données du VIH en 2025 met en avant des « tendances encourageantes », avec une hausse de 7 % de tests de dépistage réalisés par rapport à 2024 et une baisse de 6 % du nombre de personnes ayant découvert leur séropositivité par rapport à 2023.
En 2025, ce sont ainsi 9 millions de tests de dépistage du VIH qui ont été réalisés en laboratoire, grâce notamment à la montée en puissance du dispositif « Mon test IST ». Ce dispositif, opérationnel depuis le 1er septembre 2024, permet d’accéder au dépistage de cinq infections sexuellement transmissibles (IST), dont le VIH, sans ordonnance et sans rendez-vous, dans tous les laboratoires de biologie médicale (sans avance de frais pour les moins de 26 ans et pour tous pour le VIH). D’après Santé publique France, 2,3 millions de tests ont été réalisés dans ce cadre (soit 25 % de l’ensemble des tests réalisés).
Pas d’impact sur l’incidence
En 2025, 4 983 personnes ont découvert leur séropositivité, alors qu’elles étaient 5 318 en 2023. Un nombre en baisse aussi chez les personnes nées à l’étranger, mais pas chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes pour qui ce chiffre reste stable.
« En dépit des progrès réalisés en termes de prévention (amélioration du dépistage) et des estimations favorables de la cascade de soins, ces tendances favorables ne se reflètent pas encore dans les chiffres de l’incidence, qui reste stable en France depuis 2023 », souligne Santé publique France. En 2025, l’incidence du VIH a été estimée à 3 464, soit un taux d’incidence de 50 par million d’habitants, cette estimation ne prenant pas en compte les personnes infectées avant leur arrivée sur le territoire.
Par ailleurs, le nombre de personnes vivant avec le VIH sans le savoir est estimé à 8 463 en 2025 et la situation reste préoccupante en Guyane, à Mayotte, aux Antilles et en Île-de-France.
Généraliser les outils de prévention combinée
« Cela souligne la nécessité de poursuivre les efforts pour mieux décliner les mesures de prévention combinée (PrEP, préservatifs, TasP [Treatment as Prevention]…) selon les besoins des populations et des territoires, en particulier les plus exposés, afin d’atteindre l’objectif d’élimination de l’infection par le VIH », indique Santé publique France, cet objectif étant fixé par la stratégie nationale de santé sexuelle.
Dans le mois qui suivra la journée mondiale de lutte contre le sida du 1er décembre, Santé publique France mettra en œuvre sa campagne « Vivre avec le VIH, c’est d’abord vivre », afin de rappeler qu’une personne séropositive sous traitement efficace, avec une charge virale indétectable, ne transmet pas le virus.
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