Environ 500 personnes ont participé samedi à la première "Mad pride" organisée en France pour dénoncer la vision que le grand public peut avoir des maladies psychiques. Vêtus de tuniques aux motifs arlequin ou très colorées, avec des entonnoirs ou des postiches sur la tête et des nez de clowns, les manifestants proches de malades, représentants d'associations, patients- ont défilé de l'hôpital Saint-Anne (grand hôpital psychiatrique situé dans le XIVe arrondissement) jusqu'à l'Hôtel de Ville.Ils manifestaient à l'appel des associations Advocacy France, Aftoc, France Dépression, Humapsy, Schizo? Oui!, Bicycle et Vie Libre. Les deux plus grosses associations du secteur Fnapsy (patients) et Unafam (familles) ne faisant pas partie des organisateurs.
"La société a peur des malades psychiques. Il faut dédramatiser, dire que derrière ces malades il y a des êtres humains et il faut agir pour que nos enfants ne soient pas les Sdf de demain", de nombreux sans-abri souffrant de bipolarité, explique à l'AFP Yolande de Belsunce, co-fondatrice de l'association Bicycle et mère d'un enfant de 16 ans qui a des troubles de l'humeur.
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