L'ex-chirurgien accusé de pédophilie visé par une soixantaine de plaintes

Publié le 11/09/2019
- Mis à jour le 11/09/2019

Crédit photo : AFP

L'ex-chirurgien de Jonzac (Charente-Maritime) mis en cause dans une affaire de pédophilie est désormais visé par « une soixantaine de plaintes » de victimes potentielles, a indiqué à l'AFP le procureur de la République de La Rochelle.

« Le chiffre est évolutif. Nous recueillons les plaintes au fur et à mesure », a précisé le procureur Laurent Zuchowicz. L'ancien chirurgien de 68 ans, Joël Le Scouarnec, a été renvoyé en mars devant la cour d'assises de Charente-Maritime, à Saintes, où il devrait être jugé début 2020, pour viols et agressions sexuelles sur mineur de moins de 15 ans par personne ayant autorité et exhibition sexuelle.

Ces faits, qui concernent quatre victimes mineures, remontent à la période de 1989 à 2017, pendant laquelle le chirurgien a exercé en Bretagne, en Touraine, et en Charente-Maritime, à l'hôpital de Jonzac. Le médecin a été confondu à la suite de la plainte des parents d'une fillette au printemps 2017, une voisine, a été mis en examen en mai 2017. En détention provisoire depuis, il reconnaît partiellement les faits.

Dans l'attente d'autres plaintes

Parallèlement à cette affaire, de nouvelles investigations, déclenchées après la découverte de carnets intimes lors d'une perquisition à son domicile, se poursuivent sous l'autorité du parquet de La Rochelle pour rechercher et auditionner d'autres éventuelles victimes. Rédigés à la main, ces carnets détaillent des actes sexuels, près de 200 cas au total. L'avocat du chirurgien, Me Thibault Kurzawa, affirme qu'il s'agit de « fantasmes ».

Le travail des gendarmes de la section de recherches de Poitiers, en charge des investigations, devra déterminer si d'autres viols ou agressions sexuelles ont pu être commis en lien avec les scènes décrites dans ces carnets.

Selon Me Francesca Satta, qui défend les parties civiles, l'enquête sur les carnets du médecin a déjà permis de retrouver des victimes potentielles, aujourd'hui adultes, dont certaines ont déposé des plaintes depuis ces derniers mois.

Les enquêteurs attendent de recevoir d'autres plaintes avant d'entendre le chirurgien, selon le procureur. Ce n'est qu'après son audition que le parquet pourra décider d'ouvrir une éventuelle information judiciaire confiée à un juge d'instruction.

(Avec AFP)

Source : lequotidiendumedecin.fr