Pas de surchauffe aux urgences : Buzyn écarte l'idée d'une « prime canicule » pour l'hôpital

Publié le 24/07/2019
- Mis à jour le 24/07/2019

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La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, n'entend pas octroyer de « prime canicule » aux personnels des hôpitaux, a-t-elle indiqué ce 24 juillet mercredi, arguant que « les urgences ne sont pas débordées » en raison des fortes chaleurs.

Le syndicat FO des services publics et de santé avait réclamé la veille une telle prime pour les agents des hôpitaux ou des structures médico-sociales confrontés selon lui à la fois à la chaleur et à une « augmentation importante de leur charge de travail ».

FO avait rappelé qu'après la canicule de l'été 2003, le ministère de la Santé avait débloqué une prime allant de 90 à 130 euros par salarié concerné.

« Effectivement, en 2003 les urgences avaient été absolument débordées par les personnes âgées, car il n'y avait pas de plan canicule », a répondu Agnès Buzyn sur France Inter.

3 % des passages aux urgences

Aujourd'hui, en revanche, la prise en charge des seniors a été mieux anticipée et « en réalité les urgences ne sont pas débordées en raison de la canicule », a-t-elle fait valoir.

Lors du précédent épisode de canicule en juin, le nombre de passages aux urgences liés à la chaleur « représentait à peu près 3 % des passages aux urgences, donc ça n'est pas le sujet », a encore dit Agnès Buzyn.

La ministre a par ailleurs rappelé que les personnels non médicaux des hôpitaux bénéficiaient depuis juillet d'une prime de 100 euros net par mois, « pour prendre en compte les risques et incivilités auxquels ils sont soumis au quotidien ».

Avec AFP